samedi 23 juillet 2011

Hunger games ( Suzanne Collins )

















Quelque part dans le futur et dans ce qu'il reste des Etats Unis, chaque année, les 12 districts doivent "fournir" chacun un garçon et une fille, tirés au sort pour participer aux Hunger Games, organisés par Le Capitole.  L' enjeu de cette sordide téléréalité que toute la population est forcée de regarder : sur les 24 participants lâchés dans l'arène, un seul restera. La règle : aucune, sinon survivre à tout prix. Le but : rappeler aux 12 districts l' échec de leur révolte et réaffirmer dans cesse la main mise du Capitole avec ces " tributs"...






Allélouïa ... et ben voilà, malgré le peu de temps (mais c'est vrai que j'ai réussi à en dégager un peu plus ces 2 derniers jours) et la fatigue, ça y est ... j'ai retrouvé le bonheur de se laisser totalement emporter par sa lecture, la fièvre des pages qui se tournent fébrilement, encore un chapitre ... oh allez, encore un autre ... et j'ai plié celui-là en 2/3 petits jours/soirs (bon, c'est vrai quand même  qu'il est écrit gros ...) avec juste une idée en tête : ai-je vraiment été assez bête pour ne pas m'assurer de pouvoir me procurer très rapidement les 2 tomes suivants avant de commencer le 1er ???!!! J'en avais lu pourtant des avis positifs sur les blogs sur cette série, je savais l'addiction qu'elle pouvait créer et ce qui m'avait retenu depuis si longtemps , c'est juste que c'était classé en jeunesse ... alors que tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire : une dystopie pile comme je les aime, du suspense et même la recommandation de Stephen King sur la 4ème, tiens ! Alors oui, je me suis retrouvée à ne plus pouvoir le lâcher et non, n'ayant pas la suite sous la main ( grrrr !!! ) je ne peux pas enchaîner direct ( ce que j'aurais fait immédiatement sinon ) alors du coup, je choisis quelque chose de radicalement différent en attendant ...


mercredi 20 juillet 2011

Ceux qu'on aime ( Steve Mosby )


















Un tueur séquestre des jeunes femmes, les ligotent  à leur lit et les oublient là sans eau ni nourriture jusqu'à ce que mort s'ensuive.  Entretemps, il a pris soin de rassurer les proches par l'intermédiaire de mails et de SMS ! L'enjeu est donc bien sûr de savoir qui fait ça et pourquoi, si possible avant qu'il n'y ait de nouvelles victimes ... 

Disposant de peu de temps pour lire en ce moment et ma capacité de concentration n'étant pas à son top, j'avais choisi à dessein "un bon vieux thriller des familles" pour essayer de maintenir un minimum mon intérêt en éveil. Mission à peu près accomplie, bien que je n'ai pas trouvé qu'il s'agisse vraiment d'un "page turner" haletant ou irrésistible. Résultat des courses : bof bof ! Je remercie tout de même Cécile, pour le prêt ... elle n'y est absolument pour rien car j'ai bien peur que tout me tombe des mains des temps-ci !!!  A voir avec la prochaine lecture que je vais à nouveau choisir avec soin, en fonction du contexte du moment ...

Edit de 18h15 : ça y est ... mon choix est fait, ce sera le 1er tome de Hunger Games dont j'ai lu les louanges sur de nombreux blogs et dont Stephen King himself dit : " Impossible de lâcher ce livre ; c'est comme si votre vie en dépendait. "
Ah ah ...


mercredi 13 juillet 2011

Little bird ( Craig Johnson )




Dans le comté d' Absaroka, au fin fond du Wyoming, Walt Longmire est shérif depuis 24 ans et connaît bien ses concitoyens. Pourtant, quand Cody Pritchard est retrouvé assassiné, il semble que certaines vieilles histoires ne soient pas réglées car ce jeune homme faisait partie des adolescents jugés 4 ans plus tôt, et condamnés seulement avec sursis,  pour le viol de Mélissa Little Bird, une jeune indienne. Avec l'aide de son vieil ami Henry Standing Bear, Walt devra trouver qui cherche à se venger ... 

Alors ... comment dire ? J'ai d'abord pensé à classer ce livre en "Je n'ai pas aimé mais ...",  je l'ai finalement classé en "J' ai aimé mais ..." ! Compliqué, hein ? Mais c'est vrai que j'ai eu un ressenti très particulier avec celui-ci ... Je rêvais de le découvrir depuis très longtemps (en plus, j'avais déjà fait connaissance avec deux des personnages via la nouvelle publiée sur internet : Un vieux truc indien qui m'avait séduite et laissée sur ma faim) et après moult avis dithytrambiques, j'en attendais "monts et merveilles" ... 1er mauvais point car une telle attente appelle bien souvent une déception à la hauteur !  2 ème mauvais point, en plein boulot, je l'ai lu à doses homéopathiques, sans véritable continuité, quelques pages à peine le soir avant de m'écrouler le livre encore ouvert ! Ce qui ne contribue évidemment pas  à se laisser gagner par une atmosphère, alors que c'est pourtant un atout primordial de Little Bird : le caractère des habitants de Durant, aussi rude que le climat du Wyoming, la réserve toute proche et les rapports particuliers entre "blancs" et indiens,  la nature sauvage, les montagnes, le blizzard ...
Bref, pendant une très grosse partie du livre, je me suis dit que j'étais déçue, que je m'ennuyais un peu, que le charme de Walt Longmire, tant vantée par certaines, n'opérait pas sur moi ! Et puis, hier, en fin d'après-midi, petite accalmie dans mon planning chargé, je l'ai fini les yeux bien ouverts, l'esprit encore en éveil et j'ai vraiment beaucoup aimé la fin. Alors, finalement, sur la dernière ligne droite, il m'en reste une impression générale pas si négative que ça ! Je pense donc que je vais redonner sa chance à Walt avec le 2 ème opus : Le camp des morts mais dans des conditions optimales cette fois-ci, une fois ma saison passée ...

P.S : vous remarquerez que j'ai tout de même pris soin de ne pas me mettre complètement à dos une grande partie de la blogosphère littéraire ainsi qu'une certaine lectrice inconditionnelle de Nature Writing, je suis sûre que vous savez à qui je pense ! ;-)

Re P.S : vu mon état et ma disponibilité donc, qui ne peuvent aller qu'en s'aggravant au fil de l'été,  j'ai fait bien attention au choix de ma prochaine lecture et j'ai privilégié un bon vieux thriller qui fait peur et qui devrait donc me maintenir éveillée tout en ne me demandant pas trop d'efforts ... 
  

lundi 11 juillet 2011

Envie de vacances ?


Faites comme moi, rêvez un peu en partant aux States avec Cocoon :



samedi 9 juillet 2011

Désolée ...


Désolée, oui car ce blog ressemble à un vrai désert ! 
Il ne s'y passe rien parce que ça y est, je suis en pleine saison (je tiens des chambres d'hôtes pour ceux qui ne le sauraient pas) et que je n'ai plus le temps de lire ! :-( 
A peine quelques pages le soir avant de m' endormir, enfin plutôt avant de sombrer le livre encore à la main !!! Et c'est tout, et puis je ne commente presque plus chez les autres, toujours faute de temps ... Heureusement, la blogo est également désertée l'été , alors ça compense un peu.




En plus, comme pour arranger les choses et,  contre toute attente,  je rame sur le peu de pages que j'arrive à lire du livre en cours ... incroyable après avoir tant anticipé de plaisir de cette lecture ! J'essaie de vous en parler bientôt ( si j'arrive un jour à le finir ) et je parierais que ça va réveiller certaines blogueuses si elles ne sont pas encore parties en vacances !!! ;-))


mardi 21 juin 2011

Petit sondage très rapide ...


... sur vos lectures de l'été : 



C'est sur le blog de Voyelle et Consonne que ça se passe : ici !


jeudi 16 juin 2011

La couleur des sentiments ( Kathryn Stockett )















Nous sommes dans l'état du Mississipi dans les années 60. Toutes les dames blanches de Jackson ont leur bonne noire pour tenir leur maison et élever leurs enfants. Mais ces "négresses" doivent pourtant savoir  tenir leur place et leur langue car les lois ségrégationnistes sont la norme ! Minny, renvoyée encore une fois, n'a jamais su ! Aibileen,  sa meilleure amie, en a tant vu que sa coupe est assez pleine aussi alors quand Miss Skeeter, une jeune blanche de bonne famille vient leur proposer de témoigner, dans le plus grand secret, sur leur condition, c'est d'abord l'incrédulité et la peur puis ...

Suite à un seul avis lu sur un blog, qui émettait des restrictions quant à la crédibilité d'une telle histoire dans le contexte de l'époque, je m'étais bloquée vis à vis de ce livre et ce alors même que je ne cessais de lire de nouveaux billets dithyrambiques ! Et oui, on peut être bizarre parfois à se faire des idées préconçues reposant sur ...  presque rien.
C'est en en parlant avec Catherine, qui me disait ne pas pouvoir imaginer que je n'aime pas ce roman que j' ai commencé à me laisser convaincre ... et c'est Cécile qui, en me l'apportant sur un plateau à domicile, a scellé la rencontre ! Et je les en remercie toutes les deux car effectivement rencontre il y a eu ... j'ai beaucoup beaucoup aimé La couleur des sentiments.
Pour le coup, je n'ai absolument pas ressenti le manque de crédibilité qui avait été évoqué ... l'auteure faisant parfaitement passer la méfiance des bonnes noires vis vis de la "patronne" blanche, la peur et même la terreur dans laquelle elles vivent quant elles pensent aux conséquences possibles si elles étaient découvertes et la confiance, voire l'estime lentement, très très lentement gagnées.  Et il ne faut pas oublier que c'est remis en perspective dans le contexte historique qui laissait présager, même timidement, les prémices d'une évolution : la désobéissance de Rosa Parks dans le bus, l'appel au rassemblement de Martin Luther King, les premiers activistes blancs prenant fait et cause pour les noirs, à leurs risques et périls aussi d'ailleurs, il ne faut pas l'oublier ! Car j'ai lu également il y a peu sur un autre blog que Skeeter était peu attachante, à peine concernée par le problème ségrégationniste et par les humilations faites à ces bonnes mais surtout préoccupée de faire un scoop avec son livre pour lancer sa carrière. Et je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse. S'il y a de ça au début, c'est vrai ... Sketeer a tout de même malgré tout beaucoup à perdre et, dans un premier temps,  perd d'ailleurs beaucoup ! C'est un personnage riche et complexe qui évolue et grandit tout au long du roman ...
Bref, j'avais peur de lire quelque chose d'un peu artificiel, fabriqué et même carrément manichéen et ce n'est pas du tout le cas, je me suis laissée emporter par cette histoire forte et par toutes ces "figures" du Sud qui prennent vraiment vie et, qu'à quelques exceptions près, je n'avais plus envie de quitter.

lundi 6 juin 2011

En boucle ...


... dans ma voiture en ce moment, le dernier album de Louis Bertignac :




jeudi 2 juin 2011

Le soleil des Scorta ( Laurent Gaudé )















La faute originelle commise par Luciano va condamner sa lignée à être marginale, toujours un peu à l'écart des autres habitants du petit village italien de Montepuccio, une famille pauvre mais riche de caractères bien trempés et de personnages à part. Etre un Scorta, c'est quelque chose et c'est ce que nous conte ici Laurent Gaudé ...  

Depuis le temps que j'entendais parler de Laurent Gaudé, j'étais impatiente de le découvrir et si je n'ai pas vraiment été déçue par les Scorta , je n'ai pas été complètement transportée non plus ...
Dans ce coin isolé d'Italie du sud, c'est la terre, âpre, sèche, ingrate mais si prenante, la mer, le dénuement, le roc,  le vent,  le soleil implacable, la rudesse du climat et des gens que fait vivre Laurent Gaudé à travers ses pages et il le fait très bien ... la brûlure du soleil de midi, si intense qu'elle peut rendre fou, le silence des ruelles désertes, la solitude des collines, tout cela, il le donne à voir , à sentir, à ressentir ! A travers la confession de Carmela et le destin des Scorta, il m'a semblé retrouver par moments  un peu de ces sagas familiales à la Gabriel Garcia Marquez,  la touche de fantastique et le souffle épique en moins, plus proche de la tragédie grecque alors peut-être ... mais avec ce sens de la famille,  du devoir et de l'honneur que l'on imagine vraiment propre aux italiens. Finalement si,  tiens en fait, j'ai vraiment bien aimé car en écrivant ce billet quelques jours après avoir achevé ma lecture, il m'en reste tout de même une impression forte que je n'ai pourtant pas ressentie tellement sur le moment ... et peut-être cette absence "d'effet de manche",  cette distanciation un peu froide dans la façon de relater les évènements atteignent elles justement tout à fait leur but : nous raconter simplement l'histoire  d'une région,  d'un moment, d'une lignée dont la plus grande force est sa cohésion, son obstination, sa fierté.

A voir maintenant quelle impression me fera Eldorado, en attente sur ma PAL ...