samedi 2 décembre 2017

Oui, hein, pourquoi ?






mercredi 29 novembre 2017

Frémissement...



Je vais peut-être me remettre à archiver certains ressentis sur ce blog...
Peut-être...


L'hôtel (Yana Vagner)

















Dès que j'ai vu passer ce roman, je me suis jetée dessus tant j'avais aimé, de la même auteure, Vongo zero puis Le lac. Bon, l'intrigue de départ (une dizaine de personnes dans un hôtel isolé au sommet d'une montagne, le meurtre de l'un d'entre eux, puis la tempête qui se déchaîne, les coupant du reste du monde, dans un climat de suspicion) ne brille pas par son originalité, façon 10 petits nègres, c'est vrai. Mais l'essentiel n'est pas là... Bien sûr, on veut tout de même savoir qui est l'assassin mais Yana Vagner excelle surtout, là encore, dans l'art du huis-clos, et décrit à merveille ce qui se joue psychologiquement quand des personnes sont contraintes de cohabiter par des élèments indépendants de leur volonté. Dans ce cas-là, mis à part le régisseur de l'hôtel, tous sont amis depuis 20 ans mais que vaut vraiment cette amitié, privée de ses cadres habituels ? Petit à petit, l'auteure nous fait pénétrer dans la tête et la vie de chacun des protagonistes, dans une jeu de massacre cruel et jubilatoire. Le livre est long et c'est plutôt lent, ce qui a gêné certains lecteurs (critiques lues sur Babelio) mais pour ma part, j'ai beaucoup aimé !



Le livre que je ne voulais pas écrire (Erwann Lahrer)



S’il ne voulait pas l’écrire ce livre, Erwan Lahrer, moi j’étais bien sûre que je ne voulais pas le lire. Oui, je sais, elle est facile celle-là mais c’est vrai que je m’étais dit non, impossible. A cause du sujet, puisque l’auteur a été blessé lors de l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan. Aucune envie d’aller volontairement, lors d’une activité de détente et de loisirs, me replonger dans l’horreur et la peur que l’on n’a cessé de nous ressasser à longueur de JT. Et puis, un écrivain que j’aime bien et que je suis sur FB, Jean-philippe Blondel, y a lancé un véritable plaidoyer en faveur de ce livre, en est devenu avec succès un véritable «passeur » et ça a un peu commencé à m’ébranler. Avec sa chronique sur son blog, Delphine Deprasa créé une nouvelle brèche dans ma résolution. Et quand ma copinaute Échappées de Saxaoul s’y est mise aussi, je ne pouvais plus tellement l’éviter et… je les remercie chaleureusement tous les trois. 
D’Erwan Lahrer, je n’avais lu, il y a longtemps déjà, qu’Autogénèse. Ce livre ci ne ressemble ni à un roman, ni à un récit, ni à un témoignage, ni à une auto fiction, il est au-delà de tout ça, une sorte d’objet littéraire comme le dit lui-même l’auteur. Il y dépasse l’expérience personnelle pour en faire un ressenti universel, en multipliant les points de vue, demandant entre autres à ses proches ce qu’ils ont vécu du dehors, se mettant même à un moment donné dans la peau des terroristes. C’est fort, c’est riche, touchant, émouvant, tout sauf plombant et le comble c’est que c’est… drôle aussi, vraiment drôle par moments.
Avec ce livre qu’il ne voulait pas écrire, Erwan Lahrer s’est constitué un incroyable capital sympathie, à tel point qu’on aimerait le rencontrer, qu’on y pense presque comme à un ami.
Et ce livre dont je ne voulais rien connaître, je ne peux que vous inviter à le lire…


mardi 17 mai 2016

Un an tout pile !



Bon bah voilà : un an jour pour jour que je n'ai pas écrit la moindre ligne sur ce blog ! Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, l'envie m'a désertée. Et comme je suis déjà bien assez obligée de me forcer sur certains sujets parfois, je ne vais pas à en rajouter en faisant de ce blog une contrainte... L'aventure fut belle et je lui reste attachée, c'est pourquoi je ne le ferme pas. Déjà, pour garder une trace de tout ce que j'y ai publié et des échanges que j'y ai eu avec vous à travers les commentaires et puis, qui sait, l'envie pourrait revenir un jour, peut-être...  



Je ne vous abandonne pas pour autant et continue à vous lire avec plaisir et à puiser des idées sur vos blogs même si je commente moins. Et je poste encore quelques avis dans un style beaucoup plus lapidaire sur ma page Facebook sur laquelle vos comms sont les bienvenus...

                    

dimanche 17 mai 2015

Indisponible !



Comme vous l'avez peut-être constaté, ici depuis un moment c'est le silence radio : pas de news, zéro chronique de lecture, même mini ! 


Ca ne risque pas parce que je n'ai même plus le temps de lire, 2/3 pages à peine par jour, et du coup je perds le fil, je n'accroche même pas... et ce n'est pas parti pour s'arranger, avec tous ces ponts en mai, ma grosse saison de boulot a bel et bien déjà commencé... à (bien) plus tard donc !


mardi 7 avril 2015

Voir du pays (Delphine Coulin)




















Merci à Cathulu d'avoir reparlé de ce bouquin pour sa sortie en poche et de me l'avoir ainsi remis en mémoire, je l'avais noté à sa sortie mais complètement oublié depuis dans les tréfonds de ma LAL et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté ! Le thème, assez inhabituel déjà : la guerre du point de vue des femmes soldates est admirablement traité, sans faux semblants, sans voyeurisme mal placé mais sans non plus aucune concession. Le retour à la vie civile après 6 mois passés en Afghanistan comme engagées volontaires s'annonce dur, très dur, pour Marine et Aurore, deux amies qui se connaissent depuis toujours. Et leur amitié semble ne pas devoir y survivre alors que chacune tente de faire face à sa façon, comme elle peut, aux traumatismes vécus, aux séquelles inévitables, aux cauchemars récurrents, aux désillusions et au dégoût... 
Un roman fort, intelligent et sensible, que j'ai vraiment adoré...

A lire aussi : le billet de Clara.

vendredi 3 avril 2015

La peau de l'ours (Joy Sorman)

















J'ai eu envie de lire ce livre car son précédent: Comme une bête, qui parlait d'un boucher, m'avait carrément scotchée ! Bon là, il s'agit d'une créature mi ours-mi homme puisqu'elle résute de l'accouplement d'un ours brun avec une jeune fille !!! Soit... Au fil du temps, le héros du roman penchera de plus en plus du côté ours, oubliant presque tout de ses gênes humains. Décidément, Joy Sorman semble avoir une véritable fascination pour les animaux et pour les rapports que les humains entretiennent avec eux mais autant Comme une bête m'avait intéressée et fascinée, autant là, je me suis un peu ennuyée, d'autant plus que je n'y ai pas retrouvé la belle écriture portée par un souffle incroyable qui m'avait tant plu la première fois...

Le billet récent de Sandrine qui n'est pas beaucoup plus enthousiaste que moi mais Sibylinne est conquise...


mercredi 1 avril 2015

Vongozero (Yana Vagner)

















Irrésistiblement tentée par Cuné il ya quelques mois, je me suis enfin lancée dans cette traversée apocalyptique d'une Russie dévastée, en plein hiver ! Le pourquoi ? Une épidémie qui décime la population et progresse à vitesse grand V sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Le comment ? 11 personnes qui cherchent à échapper, regroupées dans 4 voitures, à la vague mortelle qui progresse derrière eux et s'enfuient en urgence sur les routes avec pour but une maison cachée, isolée sur un lac à l'autre bout du pays où ils seront enfin, pensent-ils, en sécurité. Dans ces voitures, Anna et son fils adolescent, son mari depuis 3 ans : Sergueï, l'ancienne épouse de celui-ci ainsi que son fils de 5 ans, des voisins et connaissances sans affinités réelles...Tension psychologique entre les personnages obligés de cohabiter dans ces circonstances dramatiques, angoisse incessante face aux dangers environnants, perte des repères et de la morale habituelle, dénuement, instinct de survie, tout cela m'a passionnée, d'autant plus que c'est si réaliste, si ancré dans un quotidien ordinairement banal, que ça fait vraiment peur. On se dit que ça pourrait arriver, n'importe où, demain ! Mais autant vous prévenir, c'est lent, très lent, tout comme ce voyage qui n'en finit pas... pourtant je ne me suis pas ennuyée une minute et, tout comme Cuné, je l'ai dévoré !!!