mercredi 30 mai 2012

Vie et opinions de Maf le chien et de son amie Marylin Monroe ( Andrew O'Hagan )
















Après avoir été élévé par la soeur de Virginia Woolf, acheté par la mère de Natalie Wood, donné à Franck Sinatra, un bichon maltais espiègle est finalement offert à Marylin Monroe, qui le nomme aussitôt Maf Honey, Maf pour mafia. Erudit, citant les grands auteurs et ayant un avis sur tout, ce compagnon priviligié commente les dernières années de la star ... 

Bon ben voilà ... lecture super rapide puisque je jette l'éponge à la page 143 après m'être copieusement ennuyée et littéralement endormie (quand je dis littéralement, c'est sérieux hein, j'ai vraiment dormi) à chaque nouvelle tentative, la dernière en date aujourd'hui en fin de matinée (un micro somme le livre toujours ouvert à la main) quand même !!! Toute cette prose soit-disant très brillante (la quinzaine littéraire en 4ème de couv parle d'un "régal d'érudition littéraire, de plaisanteries, de pastiches") m'a surtout paru bien pédante et vraiment horripilante. Très très envie de le faire taire ce p'tit roquet qui n' arrête jamais de s'écouter parler, de pérorer et de faire des citations obscures, des allusions snobinardes, d'interminables renvois en bas de page pour le moins insupportables. De quoi vous dégouter des bichons maltais, dis donc ! Grrr !!! Allez, à la niche, Maf ... Bon, je ne suis pas très charitable mais je ne retiens de tout ça qu'un espèce de salmigondis particulièrement indigeste. Déception d'autant plus grande que je  fais preuve d'un interêt tout particulier pour  la vie de Marylin et que la simple promesse de rentrer dans son intimité en tant que témoin privilégié me semblait irrésistible ... las, on est vraiment loin du compte pour moi ici et mon indétronable sur ce sujet restera toujours je crois, le parfaitissime, génialissime, brillantissime Blonde de Joyce Carol Oates que je ne saurais trop vous conseiller !

L'avis de Cathulu plus indulgente que moi sans être conquise (lu sur son billet le comm d'Hélène qui rejoint on ne peut mieux mon ressenti : "Je viens de l'abandonner, Maf m'a profondément ennuyée, et pourtant j'aime Marilyn !! Mais alors ce chien verbeux pseudo-intellectuel, il faudrait le museler non ?" ) et celui de Praline qui a apprécié sans plus, s'est un peu lassée et enuyée aussi ...




mardi 29 mai 2012

Lonesome dove (Tome 1) de Larry Mc Murtry















1880, anciens rangers ayant passé des années à combattre les Indiens, Augustus Mc Crae et Woodrow Call se sont rangés et établis à Lonesome Dove, Texas. Il n'en faut pourtant pas beaucoup pour que le goût de l'aventure les reprenne et ils décident de voler du bétail au mexique pour le convoyer jusque dans le Montana. Un long périple semé d'embûches ... 

Pas très envie de faire un long billet alors mon ressenti sera assez succint. J'avais lu moult avis super positifs sur ce livre qui a tout de même reçu le prix Pulitzer et la 4 ème de couv m'assurait que si je ne devais lire qu'un seul western, c'était celui-ci ... alors comment dire, j'étais déçue de me sentir déçue car toute la 1ère partie m'a semblé très lente et bien répétitive, l'action peinant à se mettre réellement en place et puis, à un moment, c'est parti en flèche et mon interêt a suivi le mouvement, m'attachant enfin à l'histoire des différents personnages entrés en scène mais ... maintenant que j'ai fini et bien fini le tome 1, après avoir presque failli jeter l'éponge à un moment, et que j' enchainerais bien avec le tome 2 ... je ne l'ai pas sous la main ! C'est balot, hein ?

Merci à Cécile pour le prêt ...
L'avis de Keisha, je l'ai lu vite vite en diagonale car elle parle des 2 tomes à la fois mais j'ai eu le temps de saisir le mot grandiose ... ça vous surprend ? ;-)


jeudi 24 mai 2012

De circonstance ...








Les pluies des orages 
Gonflent le ruisseau d'orgueil
Se prend pour un fleuve 




   
     Haïku d'Elisa Huttin



mardi 15 mai 2012

La solution esquimau ( Pascal Garnier )
















Un écrivain s'est isolé sur la côte normande pour écrire son prochain roman. Dans le livre, son héros assassine sa mère sur un coup de tête pour toucher son héritage puis se met à assassiner les parents de ses proches pour améliorer leur vie matérielle. Pendant ce temps là, notre romancier est dérangé par sa troublante belle-fille puis par son ami d'enfance qui vient de faire une bêtise, comme si livre et réalité interféraient ...  

Aïe aïe aïe quelle déception ! Est-ce parce que j'étais encore fortement marquée par ma précédente lecture que j'ai eu un mal fou à m'intéresser à celle-ci, à me concentrer sur cette pseudo intrigue ? C'est possible. En tout cas, concentrée, je l'étais suffisamment pour avoir, me semble t'il remarqué une erreur de chronologie, une info contradictoire dans l'histoire.  Mais motivée, je ne l'ai même pas été assez pour bien relire et affirmer mordicus que oui, ça ne colle pas là ... c'est dire ! Ni les tribulations du personnage de fiction ni celles de l'écrivain en veine d'inspiration ne m'ont vraiment intéressée même si Pascal Garnier y manie l'humoir noir qui a fait sa réputation mais je n'y ai pas été sensible cette fois-ci et je suis bien loin du quasi coup de coeur de Lune captive dans un oeil mort qui me l'avait fait découvrir. Est-ce par que je pressentais cette " non rencontre " que celui-ci a traîné si longtemps sur ma Pal ?
Quoiqu'il en soit, je remercie Cécile pour le prêt et vous renvoie sur son billet beaucoup plus enthousiaste que le mien, en même temps ce n'est pas difficile, hein ! ;-)



vendredi 11 mai 2012

Rien ne s'oppose à la nuit (Delphine de Vigan)
















Après la mort de sa mère, Delphine de Vigan se décide, après bien des questionnements, à livrer l'histoire douloureuse de sa mère et de son atypique et omniprésente famille, cette histoire qui est aussi la sienne, qui l'a construite telle qu'elle est ... 





WAOUH !!! Je finis à peine cette lecture que, connaissant le sujet,  j'avais inconsciemment retardée le plus possible tout en me sentant pourtant irrémédiablement attirée ... et j'en ressors dans un état très spécial, la boule au ventre, entre chaud et froid, littéralement, impressionnée, touchée au plus profond, bouleversée ! La raison principale en est que ça m'a parlé plus que je ne pourrai le dire, faisant résonner en moi des échos très personnels. Des résonnances que je ne pourrai pas développer ici, mon billet sera  donc court et peu argumenté, tout dans l'émotion qui me traverse encore et que j'espère juste réussir à faire passer à travers la toile. Quoiqu'il en soit, ce livre a été très apprécié par de nombreux lecteurs pas nécessairement aussi impliqués par le propos et a su également les émouvoir, très certainement grâce à ses qualités purement "littéraires" mais aussi et surtout à la sincérité qui le traverse, à l'immense courage qu'il a fallu à l'auteure pour le mener à bien, aux risques personnels que cela lui a fait prendre et à la brillante mise en perspective de son récit avec son travail d'écrivain qui en font quelque chose de plus ... de fort, de prenant, de brillant.
Chapeau bas Madame Delphine de Vigan !


mercredi 9 mai 2012

Un employé modèle ( Paul Cleave )















Joe Middelton vit à Christchurch, petite ville de Nouvelle Zélande. Célibataire, il partage son quotidien entre sa mère omniprésente, ses 2 poissons rouges et son boulot d'homme d'entretien au commissariat où tout le monde le pense attardé. Là-bas, la priorité est  la recherche du boucher de Christchurch, serial killer accusé d'avoir sauvagement assassiné 7 femmes. Seul Joe sait qu'il n'en a tué en réalité que 6 et nul n'est mieux placé que lui pour le savoir car il EST le boucher de Christchurch ...

Bonne idée que celle du serial killer travaillant au sein même du commissariat chargé de l'enquête. Personne ne se méfie de lui car il joue à la perfection son rôle d'attardé et il est ainsi au fait de tous les dossiers, de toutes les pistes, de toutes les hypothèses des officiers de police. Autre bonne idée que celle de faire croiser à Joe la route d'un autre serial killer pour le moins original. Bonne idée encore que de situer l'action dans une petite ville de Nouvelle Zélande au climat étouffant, ça change des bleds américains et ça apporte, du moins pour moi, une touche d'exotisme. Pas mal non plus, bien que terrifiante, la personnalité de Joe, son passé qui n'est jamais tout à fait clair, oscillant entre fantasmes, rêves et réalité ...
Oui mais pourtant, malgré toutes ces bonnes idées additionnées, le résultat est un peu décevant. Pas vraiment mauvais, non, plutôt malin même et avec une bonne dose d'humour par moments mais de plus en plus désordonné, de plus en plus en tarabiscoté et de moins en moins crédible. Alors évidemment, dans ce genre de bouquin, on tourne quand même les pages automatiquement pour savoir comment tout ça va se terminer mais bon, voilà quoi ... je n'ai pas été  franchement bluffée ou impressionnée.
Enfin si quand même ... par une scène terrible qui s'étend sur 3 ou 4 chapitres  que j'ai lus quasiment en apnée ... et ce d'autant plus que ça fait 2 bouquins de suite (le précédent étant donc Les oreilles de Buster) que je tombe sur la description de choses épouvantables faites aux attributs sexuels masculins !!! Je commence un peu à me poser des questions, dis donc ! ;-)

L'avis de Stephie76, véritablement conquise, elle, et ceux de Sandrine, Cuné qui a, il y a peu, décidé de nous abandonner :-( et Dasola.


lundi 7 mai 2012

Les oreilles de Buster ( Maria Ernestam )















Eva, 56 ans, vit sur la côte ouest de la Suède avec son compagnon, Sven. Elle cultive ses rosiers qu'elle vénère, voit ses amies, sa fille et ses petits-enfants ainsi qu'un vieille dame dont elle s'occupe. Rien d'extraordinaire à priori mais sous ses airs faussement rangés, Eva garde en elle de bien sombres secrets qu'elle va enfin livrer au journal intime reçu en cadeau d'anniversaire ...

" J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à éxécution."

Aucun spoiler de ma part puisque c'est ainsi que débute cet étrange roman au charme envoûtant. Ceux et celles qui me connaissent un peu savent que je n'ai pas succombé (à part pour Millenium) à la déferlante des polars nordiques et à la littérature venue de l'Europe du nord en général (je n'ai pas adoré Les chaussures italiennes tellement vantées) car elle m'attire peu. Ce que j'avais lu sur les blogs à propos des Oreilles de Buster avait cependant suffisamment titillé ma curiosité pour que j'en ai très vite envie ... Et la magie venue du froid a cette fois-ci finalement opéré, me réservant une excellente surprise ! Sous cette couverture un peu sucrée, très féminine, qui pourrait laisser supposer une gentille histoire anodine se cachent en réalité de grandes souffrances, pas mal de noirceur et beaucoup de fureur, même si tout se passe sans bruit. Il y est question de relations filiales bien sûr mais aussi d'amour déçu, de renoncement, d'attachement malgré tout, de vengeance, de culpabilité et de rédemption en même temps que pas mal de travers de la société suédoise sont épinglés, dont le traitement réservé aux personnages âgées ou l'intégration des étrangers dans un pays pourtant réputé pour être à la pointe socialement.
Mais moins vous en saurez à l'avance et plus vous apprécierez le récit d'Eva qui, page après page, vous conduira en un lent crescendo vers d'étonnantes révélations. Vous n'êtes pas près, en particulier, de deviner tout ce qui se glisse derrière les fameuses oreilles du titre tout comme je ne suis pas près d'oublier une certaine scène où l'empathie horrifiée se double néanmoins d'une irrésistible envie de rire !
Ce sont souvent les plus belles roses qui cachent  les épines les plus acérées mais que cela pourtant ne vous dissuade surtout pas de découvrir celles d'Eva ...

Les billets de Kathel (tu avais tout à fait raison, Kathel, ça aurait été dommage de le laisser languir sur ma PAL plus longtemps !) Gambadou, Sandrine et Amanda Meyre.


samedi 5 mai 2012

Un marque-pages marquant !


Agréablement surprise par le photographe du collège pour la photo de classe de ma fille, Nina ! Ils en ont trouvé un qui a su évoluer : c'est beaucoup moins gnagnan que d'habitude et pour un pack complet très joliment présenté dans une pochette colorée,  il y avait la fameuse photo de classe, un superbe portrait en noir et blanc, un grand en couleurs + 2 plus petits + 8 photos d'identité + 2 cartes de visite très d'jeuns + et ... c'est l'objet de ce billet ... un marque-page : 


Je crois que celui-là va marquer mes pages pendant un bon bout de temps ! ;-)


jeudi 3 mai 2012

La liste de mes envies ( Grégoire Delacourt )
















Jocelyne Guerbette, la quarantaine, mercière à Arras,  gagne 18 millions au loto. Soudain, elle a les moyens de changer de vie, cette petite vie humble et discrète qui, finalement, elle s'en rend compte, d'une certaine manière lui convient. Et si tout cet argent gâchait tout ? Et si elle ne disait rien et continuait comme avant ? 

Cette petite vie dont Jocelyne décide de se satisfaire recèle pourtant son lot de chagrins et de désillusions ... elle s'est mariée au premier  homme qui l'a séduite parce qu'elle était enceinte et ce n'est plus la passion depuis bien longtemps, si ça l'a jamais  été.  Mais après tout, il n'est pas pire qu'un autre, à part au moment où ils ont perdu leur 3 ème fille, bébé mort-née, mais cette douleur, cette violence-là se sont tassées, aplanies comme le reste par la routine des jours. Elle a oublié ses rêves de stylisme, contrainte de reprendre cette mercerie pour faire vivre son père qui a eu un accident, juste après la mort de sa mère. Elle voit peu son fils et sa fille alors elle se ménage des plages de décompression : les fous rires avec les jumelles du salon de coiffure voisin, un peu folles, qui l'ont fait jouer au loto et puis son blog de couture "dixdoigtsdor" qui lui apporte bien des satisfactions...
Tiens, tiens, un blog ...  pour le coup,  la lecture se pimente d'un détail amusant mais le récit de la vie de Jocelyne, alors qu'elle paraît bien déprimante, m'a tout autant intéressée car elle sait mettre en pratique un mot aujourd'hui à la mode : positiver ! Essayer d'apprécier ce qu'on a plutôt que fantasmer sur ce qu'on n'a pas ou ce qu'on a raté ... Alors, bien sûr il y a du renoncement, de l'amertume dans tout ça et il y a aussi plein de bons sentiments un peu faciles, certainement plus faciles que dans la vraie vie, en tout cas mais ... pas autant que je l'appréhendais. En effet, au vu des différents avis j'avais craint un livre mièvre et je n'ai pas ressenti ça car toujours Jocelyne reste très lucide et puis il y a ...  la dernière partie du livre, dont je ne dirais rien mais que j'ai aimée, la fin qui recadre  tout le reste et vient mettre un point final beaucoup plus cruel à ce faux conte de fées ou plutôt à ce vrai conte défait, à moins que ce ne soit un compte de faits.                                                .
Ce roman était tout d'abord sur ma liste d'envies personnelle, j'avais tourné pas mal autour mais le ratio nombre de pages/ prix m'avait fait reculé et puis, j'avais eu peur d'une bluette et je m'étais dit qu'il attendrait largement la sortie en poche. Finalement, Cécile me l'a prêté et je l'en remercie car, n'en attendant pas grand chose, j'ai été plutôt heureusement surprise. Et ça m'a même donné envie de découvrir L'écrivain de la famille, du même auteur ...

A lire, les billets d'AifelleCathuluSandrineGambadou, 
Leiloona ...