vendredi 10 février 2012

Dôme tomes 1 et 2 ( Stephen King )



Un étrange dôme s'abat brusquement sur une petite ville du Maine et d'un coup (comme l'annonce sobrement la 4ème de couv qui se résume à ces 2 phrases) personne n'y entre, personne n'en sort !

Comment résister à ces 2 gros pavés qui avaient l'air dans la même veine que Le fléau que j'avais adoré ? Même nombre indécent de pages (miam !), même pléthore de personnages et même situation de crise dans laquelle chacun va se révéler ! Enfin, pas tout à fait car si dans Le fléau, la catastrophe était à l'échelle du territoire des Etats Unis et certainement même du monde entier, ici elle ne concerne que le microcosme d'une petite ville ordinaire. Pour autant, elle n'en sera pas moins meurtrière car Chester's Mill, comme partout ailleurs, abrite son lot de tordus et d'abrutis qui vont faire dégénérer, en un temps record, une situation critique en véritable désastre. L'ivresse du  pouvoir, les abus de ce fameux pouvoir, les malversations, la corruption, la drogue, la violence, le racisme primaire, la misogynie, la désinformation, la manipulation, la folie des foules, les conséquences du réchauffement climatique, notre place à l'aune de l'univers et bien sûr la religion, l'expiation, le pardon ... sont autant de thèmes intéressants abordés sous ce Dôme.
Cependant,  j'abonde dans le sens de certaines critiques, la frontière entre le bien et le mal, étroitement mêlés d'habitude chez King, est ici vraiment très tranchée, sans nuances : les "méchants" sont  tout de suite identifiés et sont vraiment affreux sales et méchants ! Du coup, c'est assez manichéen et je n'ai pas retrouvé la profondeur psychologique, les caractères fouillés des personnages du Fléau ... dommage ! Quant à l'explication finale, le pourquoi de ce Dôme mystérieux ... il y a toujours chez King une part de fantastique, alors est-ce convaincant dans ce cas-là ? Un peu (beaucoup ?) tiré par les cheveux certainement ... mais après tout, qui sait ?
En résumé, je l'ai tout de même dévoré et aimé car la puissance de la narration quand même ... tout à la fois, on y est sous ce dôme, on s'y cogne, on claustrophobe, on étouffe, ON VEUT SORTIR  et pourtant, on est à l'extérieur aussi, regardant, impuissants, des fourmis se débattre sous leur cloche. Et puis je suis, comme Cuné, une bonne cliente de l'auteur mais, sur un thème proche, j'ai vraiment préféré Le Fléau !

L'avis très positif de Cuné, ma tentatrice sur ce coup là et une inconditionnelle de King : "on retrouve tout ce qu'on aime dans Stephen King... la façon de raconter inimitable (qui peut irriter, je le conçois, tout en plaignant les insensibles)" et ceux de Cachou, très déçue "Stephen King prend ses lecteurs pour des imbéciles ou quoi ?" de Herisson qui a quand même aimé "même si elle n'a pas eu l'impression de retrouver Stephen King" et de Biblioman qui a fini par s'ennuyer "principal défaut dont souffre le dernier opus du maître de l'angoisse : sa longueur."

dimanche 5 février 2012

Si vous trouvez que vous n'en avez pas assez ...


... chez vous, plein de photos de neige chez moi ...

 



jeudi 2 février 2012

Tout blanc mon village depuis hier ...



J'ai lu la lune
sur la neige 
tombée




Temps blanc
Si paisible le paysage
Zen...



mercredi 1 février 2012

Bibliothèque spéciale petite PAL...




(Photo trouvée ici)

Has been read (lus) Will be read (PAL) ... idée marrante mais vraiment pas adaptée en capacité à nos féroces appétits, hein  ! ;-)


(Photo trouvée )

Ce presse-livres en revanche, évoque de façon assez réaliste (hormis le nombre ridicule de livres sur la photo, on est d'accord) l'état de nos PAL, non ???
  :-D


vendredi 27 janvier 2012

This is not a love song (Jean-Philippe Blondel)




Vincent, aujourd'hui chef d'entreprise, marié, 2 enfants, vit en Angleterre. Quasiment une terre promise pour lui, qui, il y a 10 ans, a fui la petite ville de province qu'il habitait en France, sa famille, ses amis, ses petits boulots, ses galères pour se donner une seconde chance, se construire une nouvelle vie. Et il y a parfaitement réussi. Alors quand il est amené à passer toute une semaine seul chez ses parents, c'est à reculons qu'il s'y colle, considérant tout et tous avec mépris, reniant son passé qui va pourtant finir par lui revenir à la figure...

On a beaucoup dit que celui-ci était très différent des autres Blondel, plus noir, plus vachard, déstabilisant ! Et certains lecteurs n'ont pas apprécié ... moi si, énormément !
C'est vrai que je n'avais encore jamais lu sous sa plume tant de cynisme, d'âpreté, voire de méchanceté mais c'est bon et fort parce que ça parle vrai ! Je ne sais pas comment il s'y prend, Blondel, pour toujours aller chercher le lecteur directement au coeur mais on y est, tout de suite, peut-être encore plus particulièrement dans ce roman là, tellement ancré dans nos réalités quotidiennes ! Et même si, à priori, le personnage central est plutôt antipathique il devient malgré tout de plus en plus touchant dans son aveuglement, ses manques, ses faiblesses. Vincent mais aussi Jérôme, son frère, Fanny, son ex, Olivier ou Etienne, ce pourrait être vous, ce pourrait être moi ... Et si l'auteur se fait ici plus mordant, loin de l'image de "gentil" qu'on lui a souvent collée, chez lui, tendresse et sentiments, étroitement liés la conscience de notre triste condition humaine, sont toujours très présents.
J'ai vraiment beaucoup aimé ! 

Des billets très positifs : celui d'Anne ( qui en est restée "comme 2 ronds de frites";-)) de Saxaoul, de Gambadou et aussi de Sandrine.
Antigone est plus nuancée et Laure, qui pourtant connait bien l'auteur et l'apprécie, n'a pas aimé celui-ci ! Je ne mets pas le lien vers son billet car, en expliquant pourquoi,  elle en révèle un peu trop à ceux qui ne l'ont pas encore lu ...
Et puis, passionnante, l'interview de Jean-Philippe Blondel par In Cold Blog !

Cadeaux bonus :

 Le morceau des Sex Pistols qui donne son titre au roman ...


... et celui-là, des Clash, cité vers la fin du livre.




mercredi 25 janvier 2012

Haïku sur les haïkus



Phrases acrobates
Les mots font l'équilibre
Couchés sur 3 lignes

Trouvé ...


... ici !

lundi 23 janvier 2012

Par un matin d'automne ( Robert Goddard )
















Années 90, Leonora Galloway arrive d'Angleterre avec sa fille et se rend au mémorial de Thiepval qui honore les soldats britanniques morts lors de la bataille de la Somme. Le nom de son père y est inscrit mais la date officielle de son décès est le 30 avril 1916 alors que Leonora n'est née qu'un an plus tard. En fait, elle a choisi son endroit et son moment pour révéler enfin à sa fille l'histoire de sa famille, qu'elle a mis elle-même des années à démêler. Un parcours étrange plein de secrets, bien au-delà d'un simple adultère ... 

La 4ème de couv parle de roman envoûtant, de sens du suspense et de reconstitution historique remarquable. J'y ai trouvé tout ça, c'est vrai cependant en fait de suspense, ne vous attendez pas non plus à ce qu'il soit haletant, façon thriller. Non, c'est tout autre chose... plutôt un roman d'atmosphère à l'anglaise qui prend tout son temps pour installer une époque, un décor, des personnages et les faire évoluer lentement au cours d'une intrigue qui ne distille que petit à petit ses révélations, et ce jusqu'à la dernière page !  S'il  est vrai qu'on ne peut pas parler de page-turner donc, je ne l'ai quand même pas beaucoup lâché, me laissant porter avec plaisir par le récit et l'ambiance lourde de mystères. Et je m'aperçois que les romans traitant de la 1ère guerre mondiale m'intéressent de plus en plus ...


vendredi 20 janvier 2012

L'oeil de Caine
















L'oeil de Caine, c'est une nouvelle émission de real TV  américaine. Un titre pseudo religieux. Un emballage médiatique prestigieux. 10 candidats avec chacun un secret. Tous les ingrédients réunis pour faire flamber l'audimat. Sauf que le bus qui doit amener les candidats sur le lieu du tournage n'y arrivera jamais ... 

Bon allez, je ne vais pas bouder mon plaisir et cracher dans la soupe parce que ce livre est tout de même un véritable "page turner " qui m'a tenue en haleine et quelquefois, je n'en demande pas beaucoup plus !
Sinon, avec le recul, c'est un curieux mélange de bonnes et de moins bonnes choses ... La téléréalité : du déjà vu ( je pense à une émission française que mes ados regardaient, à mon grand désespoir, et que j'avais rebaptisée secret connerie !) et même du revu, quant à ses dérives possibles, un thème abordé déjà maintes fois ! Des références  diverses : Agatha Christiennes (les 10 petits nègres) bibliques (l'oeil de Caïn, entre autres, l'expiation, la rédemption ...) et cinématographiques, dont des hommages à certains thrillers je pense, mais  le tout joyeusement mélangé ! Des personnages peut-être  un peu caricaturaux, des thèmes nombreux donc survolés pour certains et des scènes bien gore mais passons ... car c'est tout de même efficace et dans le feu de la lecture, je ne me suis pas posé toutes ces questions.  Les révélations en cascade de la fin (à l'américaine, bien que l'auteur soit français) m'ont d'ailleurs  toutes cueillie, naïve que je suis !
Il faut dire aussi que je suis, depuis le début de la semaine, en mode total stand-by ... sans aucune activité physique ou cérébrale intense !!! ;-)
Moins on en fait, moins on réfléchit et moins ...

L'avis de Laure, très aiguisé, celui plus nuancé d' Un coin de blog et enfin, plus clairement enthousiaste, celui de Sandrine.


mercredi 18 janvier 2012

Touchée ...

... par ce morceau : 


Et par cette voix. Je ne suis pourtant pas une grande fan de Zaz et dernièrement, l'entendre constamment sur les radios me crispait même plutôt mais là, dès la 1ère écoute ... 
Chanson écrite et composée par Raphaël, je viens juste de l'apprendre !