mercredi 5 juin 2013

Pause à durée indéterminée...


 ... ou rythme aléatoire !




Bon ben voilà, ça a commencé après la lecture de Bernadette a disparu.
Je l'ai aimé mais j'ai été absolument infoutue de rédiger un billet ! 
Rien à dire d'intéressant ou de constructif, pas moyen de traduire mon ressenti en mots, et pas d'envie, une sorte de panne, quoi, de lassitude aussi, peut-être, sûrement...
Bernadette a disparu et je crois bien que je vais faire comme elle !

Car voilà que maintenant, comme tous les ans, la saison s'accélère pour mes chambres d'hôtes, je n'ai plus le temps de rien et puis j'ai 1000 autres choses en tête: un fils qui passe le bac, l'attente de l'admission en BTS, un changement de régime social à valider, des tas de papiers à remplir, des démarches à accomplir et puis internat ou appart à trouver ? Il va ensuite passer un mois et demi à bosser loin de la maison, toute une intendance à organiser.  Il y a ma fille qui passe le brevet nouvelle réforme, archi stressée, l'année prochaine c'est le lycée, inscription, internat, bus oui mais lequel...il y en a un payant et un gratuit mais impossible de savoir clairement si on y a droit à celui-là... arghhhh ... des papiers, des démarches, encore et encore...
Et d'autres sujets sur le feu que je vais vous épargner ! 

Bref, je pense que vous comprendrez que ce blog va très certainement rentrer dans une pause à durée indéterminée, comme tous les étés, à moins que je ne publie de temps en temps, sur un rythme complètement aléatoire, mais rien n'est moins sûr !!!




Alors, bon été, bonnes lectures et à plus tard...



mercredi 22 mai 2013

Les frères Sisters (Patrick de Witt)















1851, Charlie et Eli Sisters,  deux frères tueurs à gages professionnels quittent l'Oregon pour aller rejoindre la Californie, en pleine fièvre de la ruée vers l'or. Leur mission, éliminer pour le compte de leur employeur, Le Commodore, un prospecteur d'or du nom de Hermann Kermit Warin...

Ce sont les billets lus auparavant, en particulier celui de Kathel, très enthousiaste, qui m'ont poussée vers ce roman que je n'aurais peut-être pas découvert autrement...Un livre qui m'a un peu décontenancée, qui sort de l'ordinaire en tout cas, c'est sûr ! Alors oui, on est en plein western et  tous les clichés du genre sont bien au rendez-vous : saloons, parties de cartes, filles légères, campement autour du feu, il y a même des indiens... mais le ton est si détaché, si décalé que l'on se demande si tout cela est bien réel ! Alors que Charlie, le leader du tandem, exerce son métier de tueur à gages sans aucun état d'âme, il n'en va pas de même pour son frère, beaucoup plus sentimental, se posant sans cesse des questions, philosophant sans relâche sur la vie et qui voudrait bien raccrocher. Pour lui, la dure loi du far west suffit, il aspire au repos et au calme et à une relation retrouvée avec son frère même si les sentiments ne se montrent jamais vraiment, entre hommes...
Tout cela donne lieu à des aventures rocambolesques, à des reflexions amusantes mais aussi à des digressions un peu longuettes par moments et à quelques intermèdes quasiment surréalistes. Si je me suis laissée séduire par cet univers très particuler dans un premier temps, je me suis sérieusemnt lassée à mi-chemin de ma lecture avant de retrouver pourtant un interêt renouvelé avant la fin...
En conclusion, je ne regrette pas du tout de l'avoir lu mais mon ressenti reste malgré tout assez mitigé !

Pour vous aider à vous faire un avis, les billets de Reading in the rain, pas transportée, de Jules et de Brigitte Namour, carrément emballées...



vendredi 17 mai 2013

La première chose qu'on regarde (Grégoire Delacourt)















2010, à Long, village paumé de Picardie. Arthur Dreyfuss, 20 ans, garagiste de son état, beau gosse ressemblant à Ryan Gosling "en mieux" mate Les Soprano à la télé chez lui, tranquille, en marcel et caleçon Schtroumpfs. Soudain, on frappe à sa porte. Il ouvre et, derrière, découvre : Scarlett Johansson...

Ma première expérience avec Grégoire Delacourt date de l'incontournable Liste de mes envies : difficile d'échapper au buzz à l'époque de sa sortie... un livre apprécié, oui, pas un vrai coup de coeur cependant mais un intérêt suffisamment éveillé quand même pour avoir envie de découvrir L'écrivain de la famille, du même auteur, et là, patatras : déception ! La rencontre ne s'est pas faite et la lecture m'a laissé le goût amer des espoirs déçus ! Pas rancunière, je décide de réitérer avec celui-ci dont l'argument m'a séduite et qui, cerise sur le gâteau, a miraculeusement atterri dans ma Pal sans que je le cherche vraiment...
Et cette fois-ci, le charme a opéré ! Cette histoire abracadabrante d'une Scarlett Johansson au zénith de sa beauté, de sa gloire, de son sex-appeal, débarquant inopinément dans un bled de chez bled pour sonner précisément à la porte d'un garagiste, mignon certes mais ... elle n'est même pas en panne, a de quoi surprendre, oui ! Mais au bout de vos surprises, vous ne l'êtes pas et... ne comptez surtout pas sur moi pour en dévoiler trop avant l'heure ! A vous donc de vous laisser entraîner dans cette histoire improbable, tissée de douceurs et de douleurs, de poésie et de tragédie, belle et cruelle, touchante et prenante, vraie comme la vraie vie...


samedi 11 mai 2013

Facebook m'a tuer (Alexandre des Isnards et Thomas Zuber)















Tout comme les chats, les sites de rencontre sur internet, le commerce en ligne, les smartphones, connectés tout le temps et partout... les réseaux sociaux sont en train de changer en profondeur notre façon de communiquer et notre relation aux autres. Facebook est devenu plus qu'un simple site internet : un véritable mode de vie. Pour le meilleur ? Rien n'est moins sûr...

Ce livre s'est retrouvé par hasard dans ma PAL alors que je n'étais pas inscrite sur Facebook.
Mais bon, avec un premier ado qui pratique intensivement depuis un certain déjà et sa soeur qui va bientôt être autorisée à plonger à son tour, cela pouvait être intéressant à lire, sans urgence toutefois...
Et puis, patatras... alors que j'avais juré que moi, on ne m'y prendrait pas, vraiment pas intéressée en plus, voilà t'y pas que, poussée malgré moi par la force des choses, je m'y mets à mon tour !!! Pour la bonne cause professionnelle soit dit en passant car dorénavant, pour mettre un site un avant, pour qu'il soit le plus visible possible, pour être mieux référencé sur Google, il faut en passer par là, savez-vous ... et moi, ancienne publicitaire, je ne pouvais tout de même pas continuer  à l'ignorer ! Me voilà donc partie pour créer une page Facebook pour mes chambres d'hôtes mais rien qu'une page pro, hein... sauf que ce n'est pas si simple que ça et pour que cette page pro fonctionne correctement, il faut la créer dans un 2ème temps seulement, à partir d'un profil personnel préalable. Avoir merdouillé copieusement pendant 3 jours me l'a appris à mes dépens.
Et me voilà donc doublement présente sur Facebook.
Pas mal pour quelqu'un qui ne voulait pas du tout y aller au départ, non ? ;-)
Alors forcément, c'est peu dire que ce bouquin m'a intéressée, là, tout d'un coup...
Ah bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature, ni un essai sociétal extrêmement pointu, ça part juste de situations très concrètes pour démontrer implacablement mais avec humour que plus les gens communiquent sur les réseaux sociaux, moins ils communiquent dans la réalité. On a des centaines d'amis sur Facebook mais on ne voit plus la poignée de proches qui comptent vraiment. Tout doit aller vite, tout reste donc superficiel. On laisse ses marques partout mais sans imprimer de trace durable etc...etc... etc...
Un constat pas révolutionnaire mais pas inutile à rappeler  sur l'usage immodéré, irrationnel et terriblement addictif que l'on peut rapidement en faire, je m'en suis vite aperçue. Car cette immédiateté, cette facilité à échanger avec toutes sortes de connaissances en même temps, cette visibilité étendue un peu magique sont aussi assez jouissives quand même, il faut bien le dire !
Pour l'anecdote, et le côté absurde, je me suis retrouvée à communiquer avec des agriculteurs qui habitent à quelques centaines de mètres seulement de chez moi, dans mon propre village...
Et pour finir en beauté, une fois n'est pas coutume (car je me suis toujours refusée à trop en parler sur ce blog dont ce n'est pas le but et encore moins à en faire la pub) un lien vers cette fameuse page pro ou page Fans plutôt puisque c'est comme ça qu'on l'appelle :



A Bilhères ,dans un petit village typique et préservé des Pyrénées Atlantiques, surplombant la vallée d'Ossau, l'Arrajou vous propose 4 chambres d'hôtes 3 épis Gîtes de France. Décorées avec amour, elles offrent toute une vue spectaculaire sur le paysage et la montagne.Un hâvre de calme et de détent...
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Si vous aviez la gentillesse de passer y déposer un "j'aime" juste sous la bannière, pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait, ce serait vraiment sympa... après tout le mal que je me suis donné !!! ;-)


jeudi 9 mai 2013

Un parfum d'herbe coupée (Nicolas Delesalle)















Kolia, 40 ans bientôt, évoque ses souvenirs d'enfance et ces étapes à priori anodines où l'innocence s'enfuit pourtant inexorablement...

Un texte court (c'est le principe même de Storylab, maison d'édition numérique qui propose des ouvrages à lire en moins d'une heure) qui se lit vite donc et agréablement ... avec une pointe de tendresse pour ces sentiments - joies peines ou honte - qu'on a tous un peu connus au même âge, un petit sourire devant certaines situations dessinées avec humour, une nostalgie douce pour notre propre enfance à jamais enfuie.
Je ne suis pas sûre d'en garder un souvenir impérissable mais j'ai passé un bon petit moment de lecture sur le coup et ce n'est déjà pas si mal...

C'est le premier écrit littéraire de l'auteur, par ailleurs grand reporter à Télérama.
Merci encore une fois à Céline de Storylab pour la découverte...


samedi 4 mai 2013

Du côté de Cannan (Sebastian Barry)















Au soir de sa vie, Lilly, 89 ans, se rémémore les étranges circonstances de son destin...
Irlandaise, elle a du fuir son pays où elle était menacée de mort pour émigrer aux Etas Unis. Là, les hommes de sa vie n'ont cessé d'être la proie d'une étrange malédiction, les séparant d'elle sans cesse, pour différentes raisons : le prétexte à une peinture de l'Amérique sans concessions, brossée par une vieille dame que la vie n'a pas épargnée mais qui fait preuve pourtant d'une grand recul et d'une sérénité admirable... 

Je serai assez brève dans mon billet pour vous ménager la même excellente surprise qui m'a saisie avec ce texte, vraiment à part. Je ne m'attendais à rien de particulier et j'ai tout de suite été embarquée, comme à mon insu, par cette histoire si singulière, par ce ton si personnel, cette écriture empreinte d'une poésie aussi prenante, aussi envoûtante que peuvent l'être les paysages et la fééerie irlandaises (où j'ai, soit dit en passant, passé mon voyage de noces).
Je pense vraiment que le mieux est donc d'essayer d'en savoir le moins possible, de le commencer vierge de toute idée préconçue et de vous laisser toucher profondément, comme moi, en toute innocence, par ce roman qui change réellement du tout venant... c'est tellement rare et délicieux !

Extrait:

" Bill n'est plus. Quel bruit fait le coeur d'une femme de quatre-vingt-neuf ans quand il se brise ? Sans doute guère plus qu'un silence, certainement à peine plus qu'un petit bruit ténu."

Les billets, qui vous en dévoileront toutefois beaucoup plus, de Clara pour qui c'est un gros coup de coeur, de Reading in the rain qui conseille cette lecture et de Jostein qui tient à défendre son coup de coeur (encore) pour un livre passé injustement inaperçu dans une rentré littéraire trop chargée...

A découvrir, absolument...


mardi 30 avril 2013

Le dernier lapon (Olivier Truc)




De nos jours, 10 janvier en Laponie centrale. La grande nuit prend fin, enfin ! 40 minutes de soleil ce 1er jour  de sa réapparition... Klemet, policier sami (la culture originelle des lapons, s'étendant à cheval sur plusieurs pays : Suède, Norvège, Finlande, Russie) de la police des rennes et Nina, sa jeune collègue fraîchement débarquée du sud de la Suède pour le seconder, vont être confrontés à 2 délits majeurs, totalement inhabituels dans ces contrées reculées : le vol d'un tambour sami inestimable au petit musée local de Kautokeino où il venait d'être transféré et le meurtre sauvage d'un éleveur de rennes sami dont on a mutilé les deux oreilles...

Comme les habitués de ce blog s'en souviennent peut-être, les polars nordiques, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais celui-ci sortait tellement du lot et j'en avais lu tant de bien sur différents blogs auxquels je fais confiance que j'ai craqué... avec un peu l'impression que j'allais retrouver, dans une version moderne et revisitée, mes émois d'adolescente à la lecture des Frison Roche. Et puis, chose très inhabituelle : c'est mon mari qui l'a lu le premier, tellement emballé que je ne pouvais que plonger dans le Grand Nord à mon tour !
Et j'ai aimé, bien que déplorant un tout petit peu parfois une certaine lenteur qui fait pourtant, paraît-il, tout le charme de ces polars venus du froid. Mais force m'a été  de constater que l'atmosphère très particulière, glaciale pourtant (entre moins 15 et moins 30° en moyenne) et très sombre malgré un taux d'ensoleillement de plus en plus long (bien que tout relatif : autour des 5 heures à la fin du récit) est réellement prenante. L'intrigue, mêlant à la fois enquête policière, étude géographique (un territoire imbriqué dans plusieurs pays) topologique, géologique (il est question d'une mine) climatique (des aurores boréales font leur magique apparition) et ethnologique (la persécution de la culture sami par les pasteurs protestants et le racisme ordinaire toujours d'actualité) tient en haleine et maintient l'intérêt du fait de ses nombreux aspects. Et puis, ma fille s'appelle Nina, comme l'une des héroïnes principales du roman! ;-) 
Bref, malgré quelques longueurs, que je reconnais pourtant comme inhérentes au rythme du récit et totalement en adéquation avec l'environnement qu'il décrit, j'ai été séduite par ce roman, écrit contre toute attente par un français qui, visiblement, maîtrise parfaitement son sujet...

Les billets positifs d'Aifelle, de Keisha, de Dasola, de Kathel et d'Yv... et, plus récent et beaucoup plus mitigé : celui d' Alex mot à mots.


samedi 27 avril 2013

L'amour est déclaré (Nicolas Rey)















Le narrateur, qui n'est autre que Nicolas Rey lui-même, retraçait apparemment dans son précédent roman (Un léger passage à vide), que je n'ai pas lu, son combat victorieux contre une longue addiction au pack"Alcool, drogue, médicaments". Son éditrice le presse pour qu'il lui ponde un nouveau livre mais il n'a plus d'inspiration... jusqu'à ce que la tornade Maud (dans la réalité la fille d'un acteur très connu) entre dans sa vie : le voilà de nouveau avec de la matière pour écrire puisque, de son propre aveu, ce qu'il fait le mieux c'est se raconter...

Ce livre traînait lamentablement dans ma PAL depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, car après avoir lu un avis particulièrement négatif je ne sais plus où, j'avais décidé qu'il pouvait largement attendre, voire même prendre définitivement racine...
Alors, me direz-vous, qu'est-ce qui m'a tout d'un coup poussée vers lui ? Et bien, la raison en est très simple, c'est le billet récent de l'Irrégulière qui m'a décidée à lui donner finalement sa chance. A cause de tout le bien qu'elle en disait et pour la comparaison avec Beigbeder que j'aime bien et dont je n'ai rien lu depuis longtemps. Du coup, je me suis dit : allez, allons-y pour un roman léger de cette veine là, le journal d'un mondain cynique et désabusé, la chronique annoncée d'une histoire d'amour mouvementée...
Sauf que n'est pas Beigbeder qui veut et s'il a certes lui aussi un côté tête à claques nombriliste qu'on retrouve tout du long ici, ses récits du microcosme parisien privilégié et déjanté sont du moins servis par une belle écriture, un humour réjouissant, et donnent quand même lieu à quelques reflexions plus élevées. Là, je n'ai trouvé qu'auto-complaisance, trash et vulgarité gratuites, personnages aux névroses et aux vices exacerbés mais inintéressants au possible !
Bon, pas besoin de vous faire un dessin, vous avez compris que je n'ai pas du tout aimé ...
Désolée L'irrégulière ... mais on ne peut pas toujours être d'accord ! Et dis-moi, n'aurais-tu pas été malgré tout et malgré toi influencée par cette fameuse dédicace ? ;-))

Je n'ai pas trouvé énormément d'avis chez mes copinautes, voici au moins celui de Mango , qui a déclaré forfait avant la fin: "La verdeur du style? Facilité! L’apparente modernité? Du bluff: déjà vieux demain! Les personnages? Creux, vaniteux et frivoles! People, médias, clichés, poncifs, du vent,  du vide." 


jeudi 25 avril 2013

CONNEXION ALEATOIRE...




Depuis jeudi dernier... connexion internet qui coupe sans arrêt.
Puis, de lundi à mercredi soir : plus rien, zéro, nada (et ça veut dire bien sûr plus de ligne fixe et plus de télé non plus !) 
Hier soir, miracle : un technicien absolument charmant et génial de mon opérateur détecte le problème : il vient de la ligne souterraine France Telecom : Aïe !!! 
Il me remet quand même tant bien que mal tout ça en marche  me prévenant que ça peut couper à n'importe quel moment tant qu'ils n'auront pas réglé le problème... grâce à son intervention énergique, ils viennent en fin d' après-midi aujourd'hui...
alors, croisez pour moi :


J'essaie de poster un billet ici dès que possible, donc ...

Edit de 13h : France Telecom est venu ... ils doivent remplacer un cable, en conséquence le problème risque d'être réglé seulement lundi !!! :-(