lundi 17 décembre 2012

Que nos vies aient l'air d'un film parfait (Carole Fives)















Années 80. Les parents qui divorcent. Ce n'est pas encore si courant à l'époque. La mère fragile, le père, désemparé, et le frère et la soeur, séparés aussi par la force des choses, chacun de son côté, chacun son parent...

J'attendais énormément de ce roman car le propos me parlait, beaucoup, faisant écho à ma propre expérience, même si pour moi c'était un peu plus tôt, pas tout à fait les années 80 encore et qu'il n'y  a pas eu la douleur d'une séparation supplémentaire avec un frère ou une soeur ... je pensais que ce livre me toucherait en plein coeur, donc mais ... finalement, je n'y ai pas trouvé tout ce que j'en espérais. J'ai certes ressenti une certaine nostalgie amusée pour toute une époque qui refait surface : les sous-pulls en acrylique et leurs cols roulés qui vous arrachaient la moitié du visage, Gainsbourg immolant en direct à la télé son billet de 500, l'avènement de Mitterand, les refrains des chansons qu'on fredonnait ... mais à aucun moment de la narration alternée: la grande soeur, le père, la mère (le fils, lui, reste muet, clôturant uniquement le récit, bien des années plus tard) je n'ai ressenti de réelle émotion alors même que ç'aurait dû être poignant et m'interpeller tout spécialement. La faute à quoi, je ne sais pas ... pas vraiment grand chose à reprocher au style, non, enfin si, peut-être une trop grande distanciation en fin de compte ... et il m'a manqué cette petite étincelle, cette magie inexplicable, cette fusion évidente entre les mots d'un auteur et un lecteur. J'ai aimé, oui mais ce ne sera pas marquant, l'attente était dans mon cas sans doute trop forte...

Cé bémol, ni Clara (coup de coeur pour elle) ni Cathulu (coup de coeur aussi) ni Saxaoul (qui n'a pu rester insensible) ne l'ont évoqué. Antigone a, elle, un avis plus en demi-teinte ...

La chanson de lio (version française de Lonely lovers des Stincky toys) , dont est extrait le titre du roman :





11 commentaires :

  1. Avec Lio à la fin, j'ai l'impression de revenir à Stars 80 :-))) Je ne crois pas que je vais faire de ce roman une priorité.

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  2. Je tenterai éventuellement de l'emprunter à la bibliothèque. ça me rappelle un peu Les séparées de Kéthévane Davrichewy ou La grande bleue de Nathalie Démoulin. Le premier ne 'mavait pas convaincue, le deuxième m'avait enchanté. Le style et la sensibilité importent beaucoup pour ce genre de sujet.

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    1. Je n'ai lu ni l'un ni l'autre ! Il est évident que ça touche là où ça fait mal ... ou pas !

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  3. Un titre pourtant sympathique. Mais je ne suis toujours pas tentée.

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    1. On l'est déjà suffisamment par ailleurs, alors tout va bien ! ;-)

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  4. Ton avis ressemble beaucoup au mien, j'en attendais peut-être moins que toi pourtant... Cela me rassure sur ma capacité à ressentir de l'émotion ;).

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    1. Le choix d'écriture de l'auteure ne laisse que très peu de place à l'émotion, je trouve ... c'est plus analytique que dans l'affect ... trop, sans doute !

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  5. J'ai lu des nouvelles d'elles que j'avais bien aimées et dont bêtement je n'ai jamais parlé. Leur titre était Quand nous serons heureux mais, si mes souvenirs sont bons, à l'époque elle aurait voulu leur donner le titre d'une chanson de Lio mais n'avait pas pu pour des questions de droit. Bref, il faudrait que je recherche l'anecdote.

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  6. @ Véro : on peut le supposer... ou des années 80...

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