A Beigbeder, je peux quasiment tout pardonner : son éternel masque de dandy désabusé, ses attitudes parfois limite tête à claques et, ici, quelques passages légèrement abscons où il m'a un peu perdue. Passages d'ailleurs totalement justifiés mais trop détaillés, trop documentés, trop scientifiques pour ma petite tête de littéraire. Peut- on donc lui faire le reproche d'avoir été sérieux dans ses recherches ? Et non car, comme d'habitude, tout cela est servi avec une belle érudition, un sens de l'humour et de l'autodérision que j'adore. Et comme toujours encore, Beigbeder est en phase avec son époque, voire en avance. La quête de l'immortalité est on ne peut plus d'actualité avec les avancées spectaculaires de la recherche à ce sujet. Et le transhumanisme était déjà au coeur de l'une de mes lectures récentes : L'invention des corps. Et n'allez surtout pas croire, au vu de mon introduction, que c'est rébarbatif à lire, les chapitres plus "didactiques" alternent avec des présentations du texte beaucoup plus aérées, un brin loufoques même, sous forme de comparatifs souvent...
Une petite pour la route... avantage d'être mort : vous n'aurez plus à subir la famille à Noël, inconvénient : vous les verrez quand même à la Toussaint. C'est bête mais moi ça me fait rire.












